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Jeudi 21 : La confusion (1).

dimanche 3 juillet 2005, par Ian Balat

La confusion (1).

Sur ce terrain, un homme politique a démontré tout son talent ces dernières années. Ministre multicartes, chef de parti, homme de médias, cycliste, il peut tout faire et tout dire sans jamais avoir à assumer les conséquences de ses actes. Nicolas Sarkozy, depuis son retour en grâce, n’a plus abandonné les devants de la scène. Les sujets qu’il aborde, il les traite avec une apparente facilité, exposant tous les enjeux de façon claire et proposant des solutions simples. Budget, sécurité, macroéconomie, sécurité... dans tous ces ministères, il a imposé son style, ses réformes, garanti la paix sociale et ouvert des perspectives. Apparemment.

En fait, si l’on regarde juste d’un peu plus près tout ce qu’il a fait, rien n’a jamais abouti. Il a toujours soutenu des idées reçues, à peine masquées, exposé des généralités sans finalités pratiques et repris à son compte des actions menées par ses prédécesseurs ou leurs administrations. Et malgré cela, il est l’homme politique en qui les français ont le plus confiance, le centre de toutes les attentions de tous les partis et l’espoir d’une Majorité déchirée.

Récemment Patrick Weill s’est penché sur ses propositions en matière d’immigration de travail. En quelques mots, il a retourné les pauvres arguments du Ministre (état des lieux, politiques appliquées dans d’autres pays, conséquences de ces politiques, résultats espérés en France) et démontré les dangers de sa politique. Nicolas Sarkozy se nourrit de l’inattention de ses contemporains et de la trop grande mansuétude de la presse et du personnel politique. Il peut sans vergogne avancer des demi-vérités sans être inquiété des conséquences de ses actes. Il n’est jamais assez clair pour être publiquement attaqué. En cela, il ressemble à Jacques Chirac qui n’a jamais constitué de politiques publiques concrètes.

Il est agréable de penser qu’un jour ils paieront pour leurs forfaitures, mais l’expérience montre que rien n’est jamais reproché aux hommes de pouvoir tant qu’ils bénéficient de la clémence de la minorité la plus avancée. Espérons que malgré tout comme en Italie, ou comme cela s’est passé à Perpignan à la fin du règne d’Alduy père, ils seront justiciables des erreurs qu’ils ont commises.