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XXIII° Colloque de la Société Internationale d’Histoire de la Psychiatrie et de la Psychanalyse

mercredi 3 novembre 2010, par Michel Balat

L’autisme au coeur de l’humain

Approche psychanalytique

XXIII° Colloque de la
Société Internationale d’Histoire de la
Psychiatrie et de la Psychanalyse

Samedi 27 Novembre 2010

Villa Gillet

25 rue Chazière, 69004 Lyon

Au cours de l’histoire, l’autisme, tour à tour désigné comme
« maladie » génétique, neurobiologique, handicap ou
symptôme, demeure une énigme. Ces enfants, beaux,
intelligents, doués, « dans leur monde », restent au bord de
l’humain, au plus près de l’abîme, et n’en émergent qu’au
prix de grands efforts.

La bataille actuelle des approches conceptuelles et
thérapeutiques s’exacerbe. Ainsi la nouvelle nomenclature
psychiatrique (DSM) a-t-elle évacué ce trouble profond de
la communication cerné en 1943 par le psychiatre américain
Léo Kanner, au profit de « signes » fragmentés sans
cohérence.

De même, les dispositifs en place dans le champ social,
éducatif, thérapeutique, favorisent-ils les méthodes
comportementalistes, cognitivistes remises en question par
les américains eux-mêmes, après des décennies
d’expérimentation et d’évaluation.

La psychanalyse persiste et signe, de découvertes en butées
théoriques, à interroger cette souffrance des familles, des
enfants, dominés, terrorisés par l’afflux de sensations
primitives, internes et externes, les empêchant de tisser des
liens avec leur entourage, d’accéder au langage, bloqués
dans une position entre conservation et perte de substance –
qu’en est-il d’un être humain, doué de parole, situé dans un
« non agir », faisant l’économie du symbolique ?

Le chemin à parcourir, hors des repères conceptuels
habituels, pour atteindre ces continents reculés, ces enclaves
psychiques, est d’une difficulté insondable. Tenter de
ramener à l’humain, à l’existence ce qui n’a pu s’y inscrire
dès le début de la vie, afin qu’un sujet advienne, depuis le
chaos à son activité créatrice intrinsèque, est le moindre des
respects que nous devons à ces enfants, dans ce long
cheminement partagé au coeur de la nuit, avec eux.

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